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L’Afrique Mobile de demain par les MVNOs ? (3)

nouveaux marchés - inclusion financiÚre - l'afrique mobile

Dans le prĂ©cĂ©dent billet, j’ai posĂ© le contexte des types de marchĂ©s potentiellement adressables et des diffĂ©rents modĂšles organisationnels pour un MVNO (le 1er billet dressait un tableau gĂ©nĂ©ral de la situation dans le monde).
Celui-ci sera consacrĂ© Ă  tout ce qu’on peut imaginer de rĂ©alisable pour l’Afrique mobile de demain.

J’avais prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ© les questions suivantes : qui peut ĂȘtre intĂ©ressĂ© Ă  prĂ©senter une offre mobile dans des pays qui ont dĂ©jĂ  des opĂ©rateurs mobiles bien implantĂ©s et pour faire quoi ? Pourquoi dans ce contexte, vouloir lancer un MVNO ?
J’espĂšre que vous trouverez ici une bonne partie des rĂ©ponses.

Tendances mondiales


Dans les prochaines annĂ©es le marchĂ© MVNO global devrait ĂȘtre marquĂ© par les tendances suivantes :

  • Introduction de MVNOs dans les marchĂ©s « saturĂ©s », pour induire une meilleure concurrence, comme on le voit dans certaines Ă©conomies en voie de dĂ©veloppement.
  • En AmĂ©rique Latine, une croissance des offres MVNO TĂ©lĂ©com, Business et Discount, majoritairement en prĂ©payĂ©.
  • RĂ©plication au Moyen-Orient et en Afrique de l’offre MVNO actuellement existante dans la zone Asie-Pacifique.
  • Accroissement en AmĂ©rique du Nord des offres MVNO prĂ©payĂ©es, pour contrer le marchĂ© de l’abonnement proche de la saturation.
  • En Europe, lancement d’initiatives par les MNOs pour passer d’un modĂšle mono-marque Ă  multi-marques.
  • Explosion de MVNOs spĂ©cialisĂ©s dans les services mobiles haut-dĂ©bit, car les MNOs cherchent des solutions innovantes pour gĂ©rer la congestion des rĂ©seaux « data », suite Ă  la demande croissante et l’utilisation des smartphones.

En parallÚle, un nouveau modÚle économique apparait : des MVNOs voix, SMS et données, mais utilisant le WIFI (WiMax) pour compenser les limites de bande passante, en particulier aux USA. Les premiers entrants dans cette offre « hybride » devront en revanche faire leurs preuves.

Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©e, j’avais Ă©voquĂ© dans la premiĂšre partie, les app-based MNOs et les services eSIM. Je reprends ci-dessous 2 paragraphes de ce que j’avais Ă©crit prĂ©cĂ©demment :

Il existe dĂ©sormais des app-based MVNO ou appMNO qui sont des solutions totalement digitales, Over-the-Top (OTT) sur mobile ou en WiFi, ce qui signifie que toutes les communications s’effectuent par dessus la connexion Internet existante (VoIP).

Une autre Ă©volution Ă  suivre de prĂšs est la technologie eSIM (embedded SIM) qui permet la fourniture de services Ă  distance, autorisant les consommateurs Ă  tĂ©lĂ©charger, changer ou supprimer leur profil chez de multiples opĂ©rateurs, sans nĂ©cessiter l’utilisation d’une carte SIM physique pour chacun.

Les services eSIM ne sont disponibles que sur certains tĂ©lĂ©phones (de certaines marques pour l’instant), dans les gammes les plus rĂ©centes uniquement.

De nouveaux marchés pour les télécoms en Afrique

The uptake of digital technologies among African firms remains low, despite the clear benefits. For instance, 7 percent of informal businesses surveyed prior to the pandemic used the internet for business purposes in Sub-Saharan African countries. Among the firms with access to the internet, nearly 25 percent look for suppliers online, while 10 percent use e-commerce solutions. This low uptake might be attributed to the lack of internet-enabled devices (notably, computers); high prices of internet services, smartphones, and mobile data; as well as lack of awareness of and skills for using digital technologies.

Africa’s Pulse – April 2021 – World Bank

Il convient de noter que l’impact du secteur mobile/digital sur le dĂ©veloppement durable de la planĂšte, notamment ses rĂ©percussions profondes sur les activitĂ©s d’autres secteurs, commence Ă  ĂȘtre mesurĂ© au regard des 17 ODDs (Objectifs de DĂ©veloppement Durable ou Sustainable Development Goals – SDGs) promus par les Nations Unies.

Objectifs de DĂ©veloppement Durable - ODD et Afrique Mobile
Les 17 ODD

« Notre nouveau rapport phare prĂ©sente une multitude de preuves dĂ©montrant que l’industrie mobile contribue aux ODDs en rĂ©duisant la pauvretĂ©, en amĂ©liorant les soins de santĂ© et l’Ă©ducation et en favorisant la croissance Ă©conomique durable »

Mats Granryd – GSMA « Better Future » – 2019

Bien Ă©videmment, l’Afrique est directement concernĂ©e.

Comme Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment, les MVNOs sont surtout prĂ©sents dans les marchĂ©s les plus matures. Solutions innovantes pour rĂ©pondre Ă  la pression concurrentielle et Ă  l’augmentation de la demande, ils peuvent aussi bĂ©nĂ©ficier Ă  des Ă©conomies en voie de dĂ©veloppement.
Au nord de l’Afrique, les marchĂ©s les plus importants (Tunisie, Maroc, Libye, AlgĂ©rie et Egypte) ont dĂ©passĂ© les 100% de pĂ©nĂ©tration mobile. Il en est de mĂȘme pour le Botswana (148%) et le Gabon (145%).
La majorité de ces pays ont déjà 3 opérateurs (sauf Gabon), avec un MNO qui détient au moins 50% des connections (52% en moyenne), suivi par un second qui possÚde 1/3 du marché.
La domination de ces 2 opĂ©rateurs (en moyenne 82% de la base de consommateurs) pourrait donc ĂȘtre rĂ©duite par l’introduction de MVNOs, une option en cours de considĂ©ration par les rĂ©gulateurs locaux.

Car, l’AmĂ©rique Latine, le Moyen-Orient et l’Afrique ont pour l’instant vu une croissance faible du lancement de MVNOs, du fait de rĂ©gulations inexistantes ou inadaptĂ©es, limitant de ce fait leur introduction sur ces marchĂ©s.

Il convient donc que le cadre rĂ©glementaire, dĂ©finissant les conditions d’exercice de l’activitĂ©, permette rapidement Ă  des investisseurs multiples d’envisager sereinement la crĂ©ation d’opĂ©rateurs virtuels, tant pour rassurer les consommateurs que les opĂ©rateurs MNOs existants.
Pour mĂ©moire, un MVNO utilise les frĂ©quences de communication attribuĂ©es Ă  l’un des MNOs qui opĂ©rent dans un pays donnĂ©, et ne rentrent donc pas en conflit pour leur attribution, ni leur exploitation.
C’est ensuite par contrat que MNO et MVNO, et selon le modĂšle opĂ©rationnel choisi, statuent sur les droits et devoirs de chacune des parties, avec bien entendu des conditions financiĂšres en lien direct avec l’usage, tant de la bande passante que du systĂšme d’information (OSS), le cas Ă©chĂ©ant.

Pourquoi créer un MVNO ?

Prévisions 2020-2025 Afrique Sub-Saharienne
Evolution du marchĂ© mobile en Afrique sub-saharienne – 2020-2025

Le nombre de smartphones qui sont distribuĂ©s sur les marchĂ©s africains est en pleine croissance (projection Ă  64% du marchĂ© en 2025). Ceci signifie que les opĂ©rateurs mobiles ont l’obligation d’Ă©tendre la capacitĂ© de leurs rĂ©seaux (3G, 4G et 5G demain), car la demande de meilleurs services va devenir pressante. Les rĂ©gulateurs souhaitent aussi mettre en place de meilleurs services de roaming et des rĂ©ductions de prix sur les interconnexions.
Mais surtout les consommateurs du continent commencent à demander que la différenciation des offres ne soit plus seulement axée sur le prix, mais sur des solutions et services.

“MVNOs are now best positioned to address some specific
communities’ needs and deliver segmented services
to niche-market verticals.”

Pascal Prot, CEO, Legos

Le nombre d’utilisateurs mal desservis ou potentiels est dĂ©jĂ  significatif sur le marchĂ© mobile du continent, et on sait que la croissance sera importante dans les annĂ©es Ă  venir (cf. projections d’Ă©volution ci-dessus). Les MNOs implantĂ©s dans chaque pays, doivent faire face Ă  de lourds investissements tout en tentant de rĂ©pondre Ă  leurs marchĂ©s avec une offre « taille unique », qui cherche Ă  couvrir les besoins mĂ©dians, pas les attentes spĂ©cifiques d’un segment de consommateurs qui aurait du mal Ă  trouver sa place dans la grille tarifaire standardisĂ©e : synthĂ©tiquement, ils proposent leurs services Ă  2 groupes, en B2B et B2C, avec des tarifs, un marketing et des ventes pour chacun d’eux, mais n’ont pas l’agilitĂ© nĂ©cessaire en interne pour des offres diffĂ©renciĂ©es.

A l’opposĂ©, les MVNOs sont mieux placĂ©s pour servir des groupes ciblĂ©s et homogĂšnes de consommateurs, permettant de rĂ©pondre Ă  un besoin de diversitĂ©, tant dans le discours, les services proposĂ©s que tarifaire, liĂ©e Ă  l’usage. Il y a lĂ  un important potentiel de revenus qui n’est pas exploitĂ©, y compris par les MNOs eux-mĂȘmes.

Un MVNO cible mieux les consommateursLes MNOs doivent réguliÚrement faire face à des taux de désabonnement, ou de comptes pas ou peu actifs, du fait de leur positionnement de marque et de leurs tarifs. Ils peuvent difficilement répondre à tous les segments de clientÚle.
Les MVNOs, Ă  l’opposĂ©, jouent sur un positionnement fort de leur marque, leur ciblage d’une niche ou d’un segment de marchĂ© particulier, qui permet de combattre les risques de dĂ©sabonnement.
Qu’il soit indĂ©pendant, appuyĂ© par un MVNE ou une marque secondaire d’un MNO, un MVNO propose un marketing mix spĂ©cifique pour cibler et rĂ©pondre Ă  un certain type de consommateurs.
Un MVNO permet de mieux rentabiliser un RANBeaucoup de MNOs n’utilisent pas leur rĂ©seau de communication (RAN) Ă  pleine capacitĂ©.
Depuis l’apparition de la 3G, de nombreuses opportunitĂ©s sont apparues pour proposer des offres plus versatiles aux consommateurs.
Mais comme la segmentation du marchĂ© n’a pas Ă©tĂ© faite pour imaginer ces nouvelles propositions, le rĂ©seau reste sous-exploitĂ©.
Une stratĂ©gie MVNO, interne ou externe, permettrait d’optimiser l’utilisation du RAN, engendrant mĂȘme des Ă©conomies d’Ă©chelle.

L’Afrique mobile a besoin de beaucoup plus de opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms ou de fournisseurs de services mobiles, qui comprennent mieux leurs clients et rĂ©pondent mieux Ă  leurs attentes, leur offrant une vraie valeur ajoutĂ©e.
La tĂąche est pratiquement impossible pour les MNOs actuellement, qui doivent gĂ©rer un grand nombre d’abonnĂ©s, dans un schĂ©ma unique, et avec des ressources internes limitĂ©es. Elle ne l’est pas pour les MVNOs !

Pour mĂ©moire, la relation MNO/MVNO peut passer par une platforme MVNE, solution pratique pour proposer des services mobiles personnalisĂ©s, rapidement et Ă  moindre coĂ»t. En particulier, l’utilisation d’un MVNE permet de limiter les investissement en capitaux et d’Ă©conomiser sur les coĂ»ts de fonctionnement. Ainsi, le MVNO peut plus s’impliquer dans la relation avec les consommateurs, en Ă©vitant d’ĂȘtre submergĂ© par les problĂšmes opĂ©rationnels (facturation par exemple).

Risques

Comme dans tout projet entrepreneurial, les risques existent et un MVNO peut devoir fermer ses portes.
Voici quelques facteurs de disparition possible :

  • Forte pression concurrentielle
  • ImpossibilitĂ© d’attirer une demande suffisante (surtout si la cible est une niche « pointue »)
  • Manque d’expĂ©rience/compĂ©tence dans le secteur des tĂ©lĂ©coms
  • ModĂšle d’affaires inadĂ©quat
  • Modification de la rĂšglementation ou intervention des autoritĂ©s de rĂ©gulation
  • Faillite
  • Restructuration de la maison-mĂšre, dans le cas d’une filiale MVNO dĂ©diĂ©e

La valeur ajoutĂ©e de l’Afrique mobile : le Mobile Money

Est-il besoin de faire de longs discours pour dĂ©monter l’importance du Mobile Money en Afrique ? Les chiffres parlent d’eux-mĂȘmes. Les revenus Mobile Money de certaines entitĂ©s commencent mĂȘme Ă  dĂ©passer largement ceux des principales banques d’Afrique sub-saharienne !

Afrique Mobile Money - Telcos vs Banks
Source : unknown (multiples blogs)

En revanche, il convient de se poser la question de toutes les potentialitĂ©s que ce service simple et accessible pour tous de gestion financiĂšre peut apporter en terme de dĂ©veloppement. Le transfert de personne Ă  personne a Ă©voluĂ© vers le paiement de factures ou services (eau, Ă©lectricitĂ©), voire le transfert de pays Ă  pays, de banque Ă  mobile et inversement. Il y a certainement encore la place d’imaginer d’autres solutions, et de raisonner une approche « Payment-as-a-Service » beaucoup plus large, avec des services financiers simples, accompagnĂ©s d’un encadrement de terrain adĂ©quat.

Mobile Money Afrique - growth in 2020
Source : GSMA

The low levels of human capital provide an ample scope for developing worker-enhancing digital technologies that can be adopted by formal and informal businesses across Sub-Saharan African countries. Many digital technologies that are accessible through the internet are particularly well-suited for the types of less educated, less skilled workers who are more prevalent in Sub-Saharan Africa than in other, higher-income regions—for instance, digital financial services for low-income entrepreneurs and the unbanked, voice and video-based e-extension services for informal farms and firms, and Uber-like platforms that do not require reading and numeracy skills. Further, there is a need to enable local entrepreneurs to adapt general technological solutions to local conditions and target low-skilled employment.

Africa’s Pulse – April 2021 – World Bank

Le projet « Bank the Unbanked » pour l’Afrique mobile

J’espĂšre vous avoir convaincu au fil de ces 3 billets que crĂ©er aujourd’hui un ou des MVNOs dans chaque pays du continent africain peut ĂȘtre un Ă©norme atout pour le dĂ©veloppement des populations.

Toute la question sera de bien dĂ©finir le segment de marchĂ© et le type d’offre ciblĂ©s, en pensant toujours « valeur ajoutĂ©e » : qui je souhaite cibler, pour leur vendre quoi, et quels sont les avantages/bĂ©nĂ©fices pour les consommateurs, dans l’environnement concurrentiel et rĂ©glementaire existant.

C’est ce que je tente de proposer dans ma rĂ©flexion sur le projet que j’ai sous-titrĂ© « Bank the Unbanked« , et que je cible aujourd’hui sur la zone UEMOA, Ă  destination en particulier des femmes et des petits entrepreneurs et commerçants dans l’Ă©conomie informelle.

Fournir des services financiers via des tĂ©lĂ©phones portables se rĂ©vĂšle difficile lorsque moins de 40 % de la population possĂšde un cellulaire.  Cette disparitĂ© entre « possĂ©dants » et « dĂ©munis » affecte de façon disproportionnĂ©e les populations rurales, les femmes et les groupes vulnĂ©rables de la rĂ©gion et s’accompagne Ă©galement de diffĂ©rences nationales significatives.

Ousmane Diagana – Vice-PrĂ©sident de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale
UEMOA - Union Economique et Monétaire d'Afrique de l'Ouest

L’idĂ©e de base est de partir de ce que les gens connaissent, Ă  savoir les communications mobiles et le Mobile Money, via un Full MVNO. Puis, il est prĂ©vu d’ajouter des services financiers, construits sous forme de briques logicielles cĂŽtĂ© opĂ©rateur, en partant des usages les plus rĂ©pandus, comme l’Ă©pargne ou la tontine, en particulier auprĂšs des femmes dans le secteur informel. Ainsi, c’est tout un Ă©cosystĂšme Telco/FinTech qui est mis en place, 100% digital et aussi dĂ©centralisĂ© que possible.

Le point d’entrĂ©e pour l’offre est l’accĂšs Ă  un smartphone durable, de bonne qualitĂ©, « vert » autant que possible, en particulier recyclable. Cet appareil serait proposĂ© via un financement court, peu onĂ©reux, voire gratuit. En plus de l’identification du consommateur (KYC – Know Your Customer), obligatoire pour obtenir une carte SIM dans la majoritĂ© des pays de la zone, cette mĂ©thode d’acquisition permet de commencer Ă  collecter des informations sur l’usage au sein d’une base de donnĂ©es dĂ©centralisĂ©e, de type Mobile Big Data, qui sont ensuite traitĂ©es via Machine Learning (ou IA – Intelligence Artificielle).

L’analyse de ces donnĂ©es permet de construire une mĂ©thode d’Ă©valuation du risque (scoring) et de concevoir des briques financiĂšres (crĂ©dit, assurance…), proposĂ©es Ă©tape par Ă©tape, en fonction de l’Ă©volution du segment de marchĂ©.

The informal economy is a major source of income and job creation for most people in Sub- Saharan Africa. A recent survey of informal businesses in nine Sub-Saharan African countries finds that most of these businesses are in wholesale and retail trade, and they are also owned/headed by women (54%). Self-employment is one of the major reasons why informal entrepreneurs started their own business (about 40% in all the surveyed countries). The ability of informal businesses to grow and create more jobs is restricted by lack of financing. For most of these businesses, self-financing is the most common source of funding: around 83% of these firms use their own savings, 11% receive funding from family and friends, and 2% borrow from microfinance institutions. The percentage of informal firms that have access to finance in the formal banking sector is negligible (0.2%).
Financial technologies, such as mobile money and online crowdfunding, can potentially enhance financial inclusion by reducing transaction costs and information asymmetries (via alternative methods to assess creditworthiness).

Africa’s Pulse – April 2021 – World Bank

Pour donner vie Ă  ce projet, j’ai imaginĂ© 2 types d’acteurs qui pourraient potentiellement ĂȘtre intĂ©ressĂ©s ou concernĂ©s, en dehors bien sĂ»r d’un investissement pur toujours imaginable : les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms eux-mĂȘmes ou les banques.

Conclusion – le futur de l’Afrique mobile

L’une des questions rĂ©currentes actuellement est de savoir si les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms du continent seront les prochaines FinTech (en anglais ici). On voit d’ailleurs certains MNOs importants commencer Ă  filialiser leurs opĂ©rations Mobile Money, soit volontairement, soit par contrainte rĂ©glementaire. D’autres vont sur le chemin des « SuperApps », et crĂ©ent des Ă©cosystĂšmes ouverts Ă  des tiers.

Mais les banques pourraient aussi faire le chemin inverse, en proposant Ă  leur clientĂšle des services tĂ©lĂ©coms via un MVNO, mais aussi pour tenter d’atteindre des segments de marchĂ© non explorĂ©s par leur stratĂ©gie actuelle (sachant qui plus est que la tendance est plutĂŽt Ă  fermer des agences pour rĂ©duire les coĂ»ts…).
La grande distribution le fait (MVNOs Retail) et a trĂšs bien compris la valeur ajoutĂ©e qu’elle peut crĂ©er pour elle-mĂȘme en rĂ©pondant aux attentes de ses clients (cf. fin du billet prĂ©cĂ©dent).
Par ailleurs, les applications dĂ©veloppĂ©es par les banques n’ont pas toujours la traction espĂ©rĂ©e… car elles nĂ©cessitent de vouloir et savoir les utiliser, au-delĂ  de la simple consultation du solde du compte bancaire.

La convergence du secteur des tĂ©lĂ©communications avec celui des services financiers va permettre l’émergence d’écosystĂšmes numĂ©riques, capables d’offrir une plus grande valeur ajoutĂ©e aux consommateurs. Cliquer pour Twitter

Le futur de l’Afrique mobile peut emprunter plusieurs chemins parallĂšles…
Qui va se positionner en 1er? Telcos ou banques ? Les paris sont ouverts !

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